Association pour la Médicalisation Légalisée du Cannabis

L’AMLC entend mettre en place le suivi socio-thérapeutique d’une expérience de distribution contrôlée de cannabis à des fins médicales. Cette demande est faite dans l’intérêt de personnes qui utilisent déjà le cannabis dans leur vie quotidienne pour soulager des maladies et affections diverses (épilepsie, séropositivité, glaucome, séquelles d’alcoolisme, séquelles d’accident). En effet de nombreux travaux scientifiques établissent les qualités indiscutables du Cannabis pour soulager voire soigner certaines affections. En France une majorité de citoyens (55%) se montre favorable à cet usage (cf. Quotidien du Médecin). Aux USA, en Angleterre, en Italie, en Hollande, en Allemagne les avancées sont énormes. En France ce débat reste lié à l’usage récréatif ( 7 Millions d’usagers ). Le Cannabis étant classé comme stupéfiant sa prohibition entraîne une répression à l’encontre du citoyen, attentatoire aux libertés et aux droits de l’homme. L’augmentation et l’ampleur du trafic illicite entraînent des effets dévastateurs sur le plan économique, social, juridique et sanitaire. Sur ce dernier point cette prohibition est un obstacle majeur a l’éfficacité d’une politique d’information, de prévention et de soins.
Bien que l’usage du Cannabis à des fins récréatives ne nécessite qu’une initiation légère qu’un parent, un ami peut donner ; l’arrivé sur le marché de cannabis a fort taux de THC nécessitera de nouvelles informations de précaution d’usage. L’usager rencontrera alors dans son propre usage suffisamment de garde fous qui le renseigneront sur la quantité à consommer, la périodicité de cette consommation, la compagnie à éviter, l’environnement idéal, les dispositions physiques et psychiques à surveiller, bref tous les indicateurs que la vie produit en permanence lorsqu’il y a libre choix. Dans la prohibition le manque de choix, le peu de contrôle de la qualité font que l’usager est l’otage de l’économie de marché et du vendeur ; lui-même otage de structures de type mafieuses. Il n’a en plus aucunes informations sur le produit qu’il consomme tant sur la provenance que sur les effets produits. Dans ce sens, en cas d’usage non médical, il est important que l’usager puisse invoquer son droit à la libre production et a l’auto production en vertu de sa préférence de consommation.
Le combat médical est plus grave, pas plus important, plus grave. Un nombre sans cesse plus important de personnes ; séropositives sous médicalisation lourde, atteintes de cancer et soumises à une chimiothérapie, de personnes souffrant de sclérose en plaques et dont les douleurs sont à peine soulagées, atteintes de glaucomes et d’asthmeÖ (pour ne citer les affections les plus fréquentes que le Cannabis peut soulager) doivent vivre et souvent mourir dans des souffrances qu’un seul effort de charité et d’honnêteté aurait du pouvoir éviter. Malheureusement il nous faut aujourd’hui nous rendre à l’évidence, un seul desir de compassion ne suffit pas a débloquer une situation figée depuis une éternité, une situation surréaliste coordonnée par des professeurs qui n’en sont pas, des autorités partiales et peut être aussi des contingences matérielles générées par un trafic plus que rentable (cf. les excellents rapports de l’observatoire geo-politique des drogues) A l’évidence aussi les utilisateurs de cannabis, que ce soit à des fins médicales ou récréatives, ne représente pas un contre pouvoir bien dangereux pour les autorités. Sans possibilité d’expression, sans fonds, sans armes politiques, malgré l’unanimité des résultats prouvant le peu de danger du produit, un nombre impressionnant de citoyens reste marginalisé et vit une situation perverse ; leurs capacités, leurs postes, leurs diplômes, leur situation et leur position sociale, tout cela basculerait d’un coup s’ils avouaient leur consommation de cannabis. De plus, autant les consommateurs récréatifs souvent jeunes ne se préoccupent que peu des risques inhérents a la recherche du cannabis ( jusqu'à ce qu’ils se retrouvent en prison ) autant la recherche devient ubuesque chez des personnes souvent diminuées par la maladie et n’ayant pas d’entrées dans le milieu très fermé des consommateurs de cannabis. Car s’il est encore assez aisé ( plus ou moins) de trouver du hachich dont on ignore tout, donc totalement dangereux en cas d’utilisation médicale, il est très difficile de se procurer du cannabis et les planteurs n’ont pas les moyens scientifiques (car dans l’illégalité) de faire tester leur production.
On peut aussi rajouter le climat plus que pervers qui règne dans les médias dans lesquels il semblerait que la consommation de produits illicites bien plus dangereux semble aller de pair avec la notoriété, le joint de cannabis étant lui ramené à un usage plus que banalisé.

Les adolescents ne peuvent plus trouver de repères la où l’usage de cocaïne semble aller de pair avec la réussite, l’abus d’alcool avec la virilité, la ou les amphétamines vendues a nos mères pour garder leur ligne ou bien utilisés par des millions d’étudiants dans les plus grandes écoles et facultés deviennent d’un seul coup des poisons violents fabriqués on ne sait où. Le cannabis lui-même consommé dans tous les concerts depuis les années 60 et dont la détention de quelques grammes peut mener à la case prison aussi vite que le poseur de bombes ou le violeur, plus vite en tout cas que le conducteur ivre (une simple suspicion de trafic suffit). Et même s’il n’est pas politiquement correct de le dire nous sommes des millions a connaître la vérité, des millions à subir la loi non écrite d’une répression qui n’ose pas dire son nom. Serons-nous les derniers en Europe a oser débattre de ce que nos enfants appelle une tartufferie, transgressant des lois et mettant leur liberté en danger en perdant de vue les repères de la démocratie

En réponse a tous ces problèmes l’AMLC a longtemps hésité quant a la validité de sa démarche : en effet la criminalisation discrédite les espoirs les plus fondés et il est vrai que depuis sa création le temps passé devant les tribunaux rajouté à celui pris à expliquer que si le cannabis leur offre un soulagement certain, le simple fait d’en trouver ou d’en produire amène aux personnes des désagréments juridiques et sociaux qu’il ne faut surtout pas sous-estimer, tout ce temps perdu n’a fait que renforcer ses convictions : éviter que des personnes fragilisées par la maladie ne tombent dans les mains opportunistes des nouveaux marchands qui se profilent. Les travaux du professeur Mechoulian ainsi que tous les travaux des nombreux sites médicaux et récréatifs sont la pour ramener à un peu d’humilité ceux qui en sont resté à confondre pollen et résine, qui ne comprenne pas pourquoi une plante tussive et expectorante fait tousser quand on la fumeÖ
L’AMLC, de plus, entant bien tenter de proposer des réponses ou élever des débats connexes au problème du cannabis tant au niveau politique que médical, rejoignant les nombreux intervenants qui ont tant de mal a se faire entendre malgré leurs compétences, notoriété ou connaissances des produits ou des utilisateurs ( du CIRC qui a su donner des repères au débat a un moment ou il était risqué de s’exprimer en dehors du discours officiel jusqu’au acteurs légitimes car professionnels. Qu’il soit politiques comme le professeur Henrion ou Michel Toubiana juristes comme maître Cavallero, médecins comme les professeurs Lowenstein, Lebeau, Rosenbaum jusqu’au nombreux acteurs des mouvements de réduction des risques et de certains professionnels de l’information qui ont su prendre des risques dans leur métier pour essayer de faire progresser la liberté d’information et donc la liberté tout court :
Force est de constater que l’appel du 18 Joint 1976 reste d’actualité J P GENE

L’AMLC outre ses demandes de production et de distribution contrôlée demande que soit supprimé ou suspendu l’article L630 du code de la santé publique, l’arrêt des poursuites engagées à ce titre, l’amnistie des condamnés ainsi que l’arrêt des poursuites pour usage de cannabis.

Enfin l’AMLC entend préciser une position forte qu’elle défendra à tout prix, rejoignant en cela la position pratiquement unanime des nombreuses associations présentes sur le terrain de l’antiprohibition :
La détermination d’un vrai statut pour les planteurs de cannabis qui les protégera dans l’avenir, surtout au moment ou, a nos cotés, nous faisons une large place a des prohibitionnismes ‘’ repentis ‘’ qui nous amènent à réviser nos positions naturalistes, ayant tendance a surestimer la plante et sa consommation traditionnelle, avec tous les inconvénients que la prohibition a pu générer : consommation de tabac, de papier a rouler, de produits de mauvaise qualité pouvant entraîner des risques sanitaires, consommations des très jeunesÖcela au détriment de la recherche qui aurait pu, depuis longtemps, inclure le cannabis dans le matériel de son travail. La encore une nombreuse littérature montre à quel point le retard pris doit être rapidement comblé. Nous savons que l’utilisation de la plante, en fait de la résine exudée par la plante et présente surtout au niveau des étamines, ne sera pas détrônée en cas d’utilisation psychotrope, récréative et ludique ( sauf a considérer que l’homme ne quitte définitivement ses attaches avec ses sens et donc son plaisir, au profit de récompenses virtuelles et donc ne passant pas forcément par des circuits encore assimilés ou compris par l’homme. Mais cela est plutôt du a l’apparition de nouvelles drogues ou de nouvelles présentations ou manières d’assimiler la résine : vaporiseur, patchÖ) La aussi une nombreuse littérature témoigne de l’engouement pour cette plante a tout moment de notre histoire et du caractère insidieux de la campagne de désinformation qui a amené un tel discrédit de cette plante. Tous les repères sont la pour nous montrer que loin d’abandonner la fumette tout le monde s’y met petit a petit. Certain y verrons une mode ( qui dure depuis plusieurs milliers d’années ), d’autre un renouveau de l’homme, une élévation de son niveau de conscience, peut être ni l’un ni l’autre, les fumeurs ont toujours passé pour de doux rêveurs ! !
Nous savions aussi que cette plante avait des vertus médicales, la aussi de nombreux sites et publications montrent le caractère tordu de la criminalisation. Plus surprenant surtout si l’on connaît le caractère spectaculaire, par exemple des travaux du professeur Mechoullam, a suivre, l’AMLC essayera de participer à la propagation des résultats de tous les travaux entrepris dans le monde entier, y compris dans notre chère patrie prohibitionniste. Peut être seront nous aidés dans notre démarche de favoriser la culture par des personnes que l’on attendait pas forcément la : les parfumeurs qui prennent très au sérieux l’extraordinaire pouvoir de fixateur d’arômes de la résine de cannabis, quid des vertus de la plante comme énergie de substitution au diesters, a l’alimentaire, a l’habillement, a la constructionÖarrêtons la, car, au risque de me répéter, toutes les principales information sont désormais accessibles a qui veut bien s’en donner la peine.
Pour toutes ces raisons, l’AMLC entend soutenir l’auto production pour les besoins récréatifs, réitérer ses demandes d’autorisation de production de cannabis de qualité contrôlée afin de fournir des médecins, donc des patients, un adoucissement des lois sur le chanvre afin d’ouvrir vraiment la recherche.

L’AMLC remercie particulièrement les personnes qui, à travers leur site, nous hébergent, les avocats tel que maître Cavallero et maître Keraval qui nous défendent, les médecins et chercheurs qui nous soutiennent et prennent le risque d’aider des personnes en grande souffrance et nous communiquent les résultats des recherches les plus d’actualités ainsi que les nombreuses associations présente sur le difficile terrain de la réalité.

Dernières nouvelles :

Au moment où je pensais que les foudres juridiques s’éloignaient de moi je reçois par courrier une nouvelle assignation en annulation de l’association ! ! ! Je me réserve pour l’instant un peu de réflexion avant de faire appel, le CIRC et d’autres associations savent ce qu’il coûte au final de lutter contre la grosse machine juridique qui a, elle, le temps, l’argent et les hommes nécessaires à son fonctionnement. De plus les arguments invoqués nécessitent un peu de recul, afin de construire une défense intéressante et peut être une jurice prudence étonnante.

Au moment où je finis la rédaction de cette funeste nouvelle quant au sort de mon association je m’aperçois que notre président (Chirac) nous parle de référendum d’initiative populaire sur la base de 500 000 signatures, je propose au site qui m’héberge, au CIRC, et a toutes les bonnes volontés de commencer à collecter des demandes en ce sens, de trouver la forme et le fond qu’il convient, s’il ne reste qu’a organiser la collecte nationale et l’envoi à qui de droit, cela sera sûrement plus facile, pour le moins plus légal et donc peut être perspicace.

A suivre.
P Bellais pour l’AMLC

Dans ce site :

- Statuts et problèmes juridiques

- La grande réforme

- Opération "lever le voile"

- CANNABIS: Pharmacologie et toxicologie chez l'homme et l'animal.
IRMA B. ADAMS et BILLY R. MARTIN (Medical College of Virginia / Virginia Commonwealth University, Richmond, Virginia, USA.

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